Cartographier les droits · Documenter les vies
Profil du pays
L'Algérie criminalise les actes consentis entre personnes de même sexe en vertu de l'article 338 du Code pénal (1966), passibles de peines de six mois à trois ans d'emprisonnement. Le pays présente l'un des environnements les plus répressifs pour les personnes LGBTQI+ au Maghreb, caractérisé par une répression policière active, une stigmatisation sociale généralisée, l'absence quasi totale d'une société civile légale et un rejet étatique global des recommandations internationales en matière de droits humains.
Toute organisation LGBTQI+ d'envergure se déploie au sein de la diaspora — principalement en France, en Belgique et au Canada — car militer ouvertement en Algérie expose à un risque sérieux d'arrestation. Les personnes queer algériennes vivant dans le pays font face à une double précarité : la criminalisation légale et l'ostracisme social, avec un accès très limité aux structures de soutien.
La loi
L'article 338 du Code pénal algérien (1966) criminalise les « actes impudiques ou contre nature commis avec un individu du même sexe ». Il s'applique à tous les genres et prévoit une peine d'emprisonnement de six mois à trois ans assortie d'amendes. L'article 333 couvre des chefs supplémentaires d'« outrage public à la pudeur ».
6 mois à 3 ans d'emprisonnement + amendes. S'applique à tous les genres. L'art. 333 (outrage public à la pudeur) est fréquemment appliqué conjointement.
Pratiques répressives
Bien qu'aucune affaire judiciaire publiée ne concerne l'expression de genre non normative ou l'identité transgenre, de nombreuses organisations de la société civile ont signalé des arrestations visant des membres de la communauté LGBT+. Les réseaux sociaux — en particulier Facebook — ont occupé une place prépondérante comme fondement des poursuites.
Un homme désigné par les initiales « M.H. » a été arrêté pour « promotion de l'homosexualité et de la perversion sexuelle sur Facebook ». Selon Djazairess, il a été rapidement condamné à 18 mois d'emprisonnement, assortis d'une amende de 10 000 DZD.
Human Rights Watch a documenté la condamnation de 44 personnes pour des chefs liés aux « relations entre personnes de même sexe », à l'« outrage public à la pudeur » et au « fait de mettre autrui en danger en enfreignant les mesures de quarantaine liées à la Covid-19 ». Sur les 44, 42 ont reçu des peines d'un an avec sursis, tandis que deux hommes ont été condamnés à trois ans de prison et à une amende à la suite d'un rassemblement présenté comme un mariage gay.
Deux jeunes hommes à Oran ont été arrêtés pour « comportement indécent et incitation à l'immoralité » après avoir annoncé publiquement leur union sur Facebook. Un rapport connexe documente également une affaire de 2010 dans laquelle un imam et son partenaire ont été condamnés à deux ans de prison et à une amende de 20 000 DZD après avoir été surpris en train d'avoir une activité sexuelle dans une mosquée.
La constitution de 2014
La Constitution algérienne (révisée en 2020) ne mentionne sous aucune forme l'orientation sexuelle, l'identité de genre, l'expression de genre ou les caractéristiques sexuelles. Ni la garantie d'égalité (article 29) ni la clause de dignité (article 34) n'ont jamais été interprétées comme étendant une protection aux personnes LGBTQI+.
La révision de 2020 a introduit des dispositions protégeant la « famille fondée sur le mariage légitime » et affirmant les valeurs de la « civilisation arabo-islamique » — largement perçues comme un signal défavorable à toute extension future des droits. Il n'existe aucun mécanisme accessible de contrôle juridictionnel permettant de contester la constitutionnalité de l'article 338.
Le droit algérien ne comporte aucune disposition de non-discrimination couvrant l'orientation sexuelle ou l'identité de genre, dans quelque secteur que ce soit. Le Code du travail (2016), le Code du logement et la réglementation de la santé publique ne contiennent aucune protection en matière d'OSIG.
Crimes de haine
Le Code pénal algérien ne retient pas l'OSIG comme circonstance aggravante des crimes violents. Les victimes de violences anti-LGBTQ+ hésitent à se tourner vers la police, par crainte de poursuites au titre de l'article 338.
Soins de santé
Les personnes LGBTQI+ évitent régulièrement les structures de santé par peur d'être exposées. Les services liés au VIH existent principalement par le biais d'organisations internationales. Les services de santé mentale affirmant les identités LGBTQI+ sont quasiment inexistants au sein du système public.
Les relations entre personnes de même sexe ne bénéficient d'aucune reconnaissance légale en droit algérien. Le Code de la famille (1984), fondé sur la jurisprudence islamique malikite, définit le mariage exclusivement comme un contrat entre un homme et une femme. Il n'existe aucun cadre d'union civile, de partenariat de vie ni de protection de la cohabitation.
Biens, héritage & droits médicaux
Les couples de même sexe n'ont aucun droit sur les biens, l'héritage, la pension ou les prestations de sécurité sociale de l'autre. Le décès ou l'incapacité de l'un des partenaires laisse l'autre sans aucune qualité juridique en matière de logement, de décisions médicales ou de questions financières.
L'Algérie n'offre aucune voie légale permettant aux personnes transgenres de modifier leur mention de genre ou leur nom légal sur les documents officiels. La loi sur l'état civil définit le genre comme binaire et fondé sur le sexe assigné à la naissance, sans aucune possibilité de modification.
Personnes transgenres — réalité vécue
Les personnes trans s'exposent à des poursuites au titre de l'article 338 et de l'article 333 (atteinte à la pudeur publique), appliqués aux personnes dont l'apparence ne se conforme pas aux normes de genre dans les espaces publics. Faute de reconnaissance légale, les personnes trans ne peuvent accéder à l'emploi, au logement ou aux services bancaires au moyen de documents correspondant à leur identité.
Des rapports documentés par Tafra et Alouen décrivent des femmes trans soumises au viol et à des traitements dégradants pendant leur garde à vue — des actes qui demeurent impunis.
Personnes intersexes
L'Algérie ne dispose d'aucun cadre légal spécifique pour les personnes intersexes. Des interventions médicales sur les nourrissons intersexes ont lieu sans cadre fondé sur les droits, sans exigence de consentement ni contrôle indépendant.
Aucune société civile légale en Algérie
Aucune organisation LGBTQI+ n'est officiellement enregistrée auprès du ministère de l'Intérieur. La loi 12-06 (2012) sur les associations impose un agrément ministériel pour l'enregistrement, et toute demande touchant à des thématiques LGBTQI+ serait rejetée — exposant les demandeur·euse·s à des poursuites.
Expression en ligne & surveillance
Les autorités surveillent régulièrement les réseaux sociaux. Des personnes ont été arrêtées sur la seule base de profils, d'appartenances à des groupes ou de messages privés extraits de téléphones confisqués. La loi sur la cybercriminalité (2021) criminalise les contenus en ligne qui « portent atteinte à l'unité nationale ».
Organisation au sein de la diaspora
La société civile LGBTQI+ algérienne organisée opère presque entièrement sans enregistrement où depuis la diaspora. Des réseaux portés par la diaspora maintiennent le contact avec des personnes à l'intérieur du pays via des canaux sécurisés et respectueux de la vie privée. Pour la sécurité des personnes concernées, les structures, les lieux et les méthodes de ce travail ne sont pas détaillés publiquement.
L'Algérie comme pays d'origine
Pour les Algérien·ne·s LGBTQI+, la protection internationale en Europe constitue la principale voie de mise en sécurité. La France, la Belgique et l'Allemagne en sont les principales destinations. La note d'information et de politique par pays du Home Office britannique (mai 2025) conclut que « les personnes LGBTI constituent un groupe social particulier en Algérie au sens de la Convention de Genève ».
En pratique, les demandes d'asile sont soumises à des évaluations de crédibilité exigeant une divulgation détaillée de la vie personnelle et sexuelle. Des organisations portées par la diaspora assurent l'orientation juridique et le soutien psychologique des personnes engagées dans ces démarches.
Aucun système d'asile en Algérie
L'Algérie n'a pas ratifié le Protocole de 1967 à la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et ne dispose d'aucune loi nationale sur l'asile. Les migrant·e·s subsaharien·ne·s en transit par l'Algérie sont exposé·e·s à une vulnérabilité extrême : violences, détention dans des camps informels et refoulements forcés.
L'Algérie a fait l'objet de quatre examens au titre de l'Examen périodique universel (EPU) des Nations unies (2008, 2012, 2017, 2022). Lors des quatre cycles, des États membres ont recommandé la dépénalisation des relations entre personnes de même sexe. L'Algérie a systématiquement et catégoriquement rejeté l'ensemble de ces recommandations, invoquant la compatibilité avec les valeurs islamiques, la souveraineté nationale et les structures familiales traditionnelles.
Le Comité des droits de l'homme (PIDCP), le Comité CEDEF et le Comité contre la torture ont tous soulevé des préoccupations relatives aux personnes LGBTQI+. Les réponses de l'Algérie ont rejeté toutes les recommandations relatives à l'OSIG.
| Mécanisme / Année | Recommandation | Réponse |
|---|---|---|
| 2008 — EPU cycle 1 | Plusieurs États recommandent la dépénalisation | Rejetée — valeurs islamiques invoquées |
| 2012 — EPU cycle 2 | Dépénalisation + non-discrimination recommandées | Rejetées |
| 2017 — EPU cycle 3 | Dépénalisation + loi sur les crimes de haine + âge du consentement égal | Rejetées |
| 2022 — EPU cycle 4 | Plus de 15 États formulent des recommandations OSIG ; rapport alternatif de Tafra soumis | Rejetées |
| Comité des droits de l'homme (PIDCP) | Abrogation de l'art. 338 recommandée | Rejetée |
| Comité CEDEF | Discriminations croisées à l'égard des femmes LGBTQ+ | Aucun suivi |
| Comité contre la torture | Enquêter sur les signalements d'examens forcés | Reconnaissance limitée |
| Expert indépendant OSIG | A publiquement soulevé la criminalisation en Algérie | Aucune visite officielle accordée |
Archives d'un mouvement
Un aperçu, non un panorama complet
Cette liste n'a rien d'exhaustif : elle ne recense pas l'ensemble des collectifs et des initiatives à l'œuvre dans le pays. Elle offre un aperçu de l'engagement et de la constance dont les mobilisations queers ont fait preuve ici au fil des dernières décennies — un travail mené, souvent dans la discrétion et au prix de risques réels, par bien plus de groupes et de personnes qu'une seule archive ne saurait contenir.
Si votre collectif ou votre initiative souhaite figurer dans Carto-Queer NA, nous serions ravi·es d'échanger avec vous. Écrivez-nous et aidez-nous à enrichir cette mémoire.
Nous écrire→À propos
GLA (« Gays et Lesbiennes d'Algérie ») est un forum fondé par un groupe d'ami·e·s dont l'objectif est de rassembler la communauté, de promouvoir les activités des associations œuvrant pour les personnes LGBT et d'échanger sur des sujets d'intérêt commun — indépendamment du sexe, de la race, de la religion et, surtout, de l'orientation sexuelle de ses membres.
Statut
Le forum n'est plus actif, mais le site web reste en ligne.
Axes de travail
Décriminalisation de l'homosexualité, abrogation des articles 333 et 338 du code pénal, et droit de vivre dans la dignité.
À propos de l'organisation
Abou Nawas était un groupe de militant·e·s algérien·ne·s pour la cause LGBT (lesbiennes, gays, bisexuel·le·s et transgenres), se présentant comme luttant pour le plus élémentaire des droits : vivre en pleine dignité, quelles que soient l'orientation sexuelle ou l'identité de genre. Le groupe affirmait remplir toutes les conditions requises pour constituer une association au titre de la loi n° 90-31 du 4 décembre 1990 relative aux associations ; il opérait néanmoins dans la clandestinité, faute d'agrément officiel, le code pénal algérien continuant de traiter l'homosexualité comme un crime passible d'emprisonnement et d'amende.
Origine du nom
Le groupe tirait son nom d'Abou Nawas, l'un des grands poètes de son époque, soulignant que son homosexualité — et, selon le groupe, sa relation amoureuse avec le fils du calife Hâroun al-Rachîd — n'enlevait rien à son génie ni à son savoir. Le groupe présentait également ce nom comme l'affirmation de son appartenance au monde arabo-musulman, à distance des modèles occidentaux et de la logique d'imitation ou de conformité dont ses détracteur·rice·s l'accusaient si souvent.
Mission
Abou Nawas inscrivait son action dans un combat urgent pour la décriminalisation de l'homosexualité en Algérie, par l'abrogation des articles 333 et 338 du code pénal algérien — deux articles qui, selon le groupe, stigmatisent les personnes LGBT comme des criminel·le·s.
Publications & ressources
Note d'archivage : NACSP ne détient aucun de ces contenus et ne revendique aucun droit sur eux. Abou Nawas et l'ensemble de ses publications appartiennent à leurs auteur·rice·s d'origine. Ces fichiers sont mis en miroir ici uniquement dans le cadre de nos efforts d'archivage et de préservation, afin de maintenir ce travail communautaire accessible. Si vous êtes titulaire de droits et souhaitez le retrait d'un fichier, veuillez nous contacter.
Présentation
LeXo Fanzine est un mini-magazine lesbien mensuel, 100 % algérien. Son but est d'informer la communauté lesbienne d'Algérie et de rassembler une communauté qui se sent dispersée — sans source d'information concrète ni culture qui lui soit propre. Ses créatrices sont lasses de voir les lesbiennes d'ailleurs dans le monde publier librement, tandis qu'elles-mêmes restent confinées à la clandestinité pour survivre.
Sa fabrication
Rien n'y est professionnel : la créatrice est une amatrice qui travaille loin de toute grande maison d'édition — une simple imprimante domestique, partagée avec toute personne intéressée. Le succès d'un fanzine repose sur la créativité, la volonté, la continuité et le bouche-à-oreille. LeXo n'est pas vendu en version imprimée ; il est diffusé en ligne pour allier l'ancien et le moderne.
Rubriques
Numéros & publication
Publié mensuellement et diffusé en ligne sous forme de PDF gratuits. Cette archive compte actuellement 28 numéros (N°1 à N°28). Cliquez sur n'importe quel numéro ci-dessous pour le télécharger.
Où le trouver
Vous ne le trouverez pas chez un marchand de journaux. Chaque numéro est diffusé en ligne sous forme de PDF gratuit — à l'origine via la page Facebook et la page d'accueil du projet, et reproduit ici à des fins de préservation.
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À propos de l'organisation
Alouen est une association de jeunes LGBT algérien·ne·s, réuni·e·s autour d'une vision commune dans laquelle chaque membre porte la volonté d'agir pour améliorer sa situation. L'organisation concevait ce changement comme devant s'opérer à la fois sur le plan juridique — par l'abolition des lois discriminatoires — et sur le plan social, en œuvrant pour l'évolution des mentalités. Elle se décrivait comme un réseau de jeunes bénévoles dynamiques et déterminé·e·s à changer les choses, animé par le constat que les personnes LGBT algériennes ont besoin de se regrouper, de ne pas se sentir seules et de se savoir épaulées et soutenues. C'est dans cet esprit qu'Alouen souhaitait insuffler l'idée que l'on peut changer les choses.
Origine du nom
« Alouen », qui signifie « couleurs » en arabe, renvoie à l'arc-en-ciel, emblème de la communauté LGBT, mais symbolise aussi la diversité — cette diversité que l'organisation créditait d'avoir fait son union. L'association luttait pour que ses différences soient acceptées par la société et présentait ce nom comme porteur de tolérance et d'espoir.
Pourquoi l'association a été fondée
À une époque où la communauté LGBT algérienne aspire à la reconnaissance et à la revendication de ses droits tout en restant la cible d'attaques homophobes, Alouen jugeait indispensable la construction d'un projet associatif concret, et pointait plusieurs éléments à l'origine de sa création :
- Un code pénal qui criminalise tout acte homosexuel (articles 333 et 338).
- Une religion que l'organisation décrivait comme incomprise et présomptueusement détournée par la société.
- Une image avilissante des homosexuels délibérément transmise par des individus incitant à la haine.
- Un positionnement, dans la région MENA (Middle East North Africa), parmi les pays les plus en retard sur la question — avec le constat que des pays plus sévères encore avaient vu émerger et fleurir l'activisme LGBT.
- Un besoin, pour la communauté LGBT algérienne, d'un repère et d'un foyer — ce que l'association espérait apporter à long terme.
Objectifs principaux
L'organisation s'était fixé les objectifs à long terme suivants :
- Décriminaliser l'homosexualité en Algérie.
- Lutter contre l'homophobie et la discrimination.
- Offrir aux personnes LGBT algériennes un espace d'appui, d'échange et d'expression.
- Contribuer à la lutte contre le SIDA et les IST au sein de la communauté.
Publications & ressources
Liens & contact
Note d'archivage : NACSP ne détient aucun de ces contenus et ne revendique aucun droit sur eux. Alouen et l'ensemble de ses publications appartiennent à leurs auteur·rice·s d'origine. Ces fichiers sont mis en miroir ici uniquement dans le cadre de nos efforts d'archivage et de préservation, afin de maintenir ce travail communautaire accessible. Si vous êtes titulaire de droits et souhaitez le retrait d'un fichier, veuillez nous contacter.
Qui nous sommes
Trans Homos DZ est une organisation algérienne fondée par des Algérien·ne·s, œuvrant pour la protection des personnes LGBTI.
Où nous intervenons
Nous intervenons principalement en Algérie, mais nous menons aussi certaines activités à l'international.
Notre mission
- Documenter les violations commises à l'encontre des personnes LGBTI en Algérie.
- Fournir les outils nécessaires au travail de plaidoyer pour la protection des militant·e·s et des personnes LGBTI.
- Formuler des propositions pour une meilleure protection des personnes LGBTI à différents niveaux (social, sanitaire, juridique, psychologique, etc.).
- Agir, dans la mesure de nos moyens, pour mettre en sécurité les militant·e·s et les personnes LGBTI en danger.
Notre vision
Notre vision est celle d'une société fondée sur l'égalité entre toutes les personnes — une société exempte de toute forme de discrimination ou de violence liée à l'identité de genre et/ou à l'orientation sexuelle.
Nos valeurs
- La non-discrimination fondée sur le genre, le sexe, l'orientation sexuelle, la classe sociale ou culturelle, l'origine ethnique, la religion ou les convictions.
- La promotion d'une société où le patriarcat et le sexisme n'ont pas leur place.
- L'intégrité physique, morale et civique des personnes LGBTI.
- L'intersectionnalité des luttes pour l'accès aux droits.
Publications & ressources
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